Lundi 21 mai 2012
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12:07
Pensées flottantes
Se pourrait-il que soit de trop
le crayon
qui par ma main exprime
des apparences le profil ?
Univers en lignes mineures
Peu importe !
D’une caresse sur le papier
je dessinerai du bout de mes doigts
contrariés
à l’encre sympathique
des contours impalpables
Rien ne demeurera
Rien
de tous ces mots qui me brûlent
aucune trace de mes contours
malhabiles ne subsistera
J’oublierai la forme
et son gouffre vide de sens
où s’épuisent les couleurs
que je désire libres
Libres de se déployer
dans la boréale mouvance
toute proche de mes jours
.
Par Carmen Atonati
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Jeudi 17 mai 2012
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20:11
la comète poésie
dont je suis poussière
de traîne…..fige mon exil
au long court d’une orbite
cathartique
les délits bleus à fleur d’âme
dérogent aux lanigères fusions
le verbe étouffe
la pensée inviolée
d’une intangible nuit
au jusant de l’amour
.
Par Carmen Atonati
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Jeudi 17 mai 2012
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/Mai
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19:25
Mai tant Vénus
arrime mon regard de nuit
à la lumière si vive
saisie haute sur l’horizon
elle s’esquive… reine mutine
Vénus défibrille son éclat
à l’Ouest sa célérité entonne
l’immobile lenteur et l’homme
la suit par son aura… subjugué
mai
ses apparitions vespérales
de la Terre ne sont pas ignorées
et le temps solaire se fond sidéral
à l’envers en harmonie rétrograde
Juin
c’est dans le silence stellaire que l’astre et le disque d’or joueront la conjonction
debout les témoins aux pieds d’argile les contempleront
.
Par Carmen Atonati
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Mardi 1 mai 2012
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23:16
Printemps
Sous la pluie
les bourgeons éclos du tilleul
sculptent leurs feuilles coquillages
La terre reçoit dans ses ornières
l’eau versée par l’aquamanile
végétal
Ah vole à l’ourlet des fontaines
ces larmes bénies par nature
avant qu’elles ne touchent le sol
Jubilation et ballet d’étamines
*
Et si l’amour
L’amour qui n’a pas été vécu est comme l’enfant mort-né
Il est désir non parvenu à vivre corps
Il est supplice au cœur du tendre
Il est néant en terre stérile
Et si le chérubin poursuit son existence
sur un plan ignoré par la réalité
mais que la mère dans sa folie devine
pourquoi Eros ne volerait-il pas sans elle
avivant son destin du souffle de l’aimant ?
Merveilles de la création
dont on ne mesure pas l’étendue
brouillée par des larmes trop humaines
.
Par Carmen Atonati
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Mardi 1 mai 2012
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01:09
Pensée de sable
La lumière caresse la vague, la pénètre.
La claque du vent, le baiser de foudre
creusent l'emblave.........des
sédiments.
La cloche se fêle sous le feu des mots
et le souvenir se glisse par l’interstice.
Entends-tu encore hurler
les loups exaspérés ? Ils habitent en ces lieux
désertés que la mémoire lie parfois de ses sortilèges.
L’ombre sur la peau des songes dégriffe les marques
trépassées
*
Rond de plume
La vague, ample pétale, dévoile ses arcanes
chuchotement d’âme sur l’alphabet des runes
Ne pas se laisser glisser vers les tombes astrales
éclairer de la Terre la Vie et courber son arc
de la plume au cœur en langues de feu et d’eau
Que puis-je donner que je ne possède pas ?
.
Par Carmen Atonati
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