Publié le 8 Juillet 2017

 

 
Saint Malo
 
Quand les goélands
passent tels des feux de Bengale
par-dessus ma tête et les brise lames
et que le ciel sculpte dans le bleu
ces sentinelles aux épaules blanchies de sel
alors que la chaleur me renvoie la joie pleine
de sable où l'enfant plante ses coquillages...
 
la plage de l'éventail devient azurément mon île.
 
 
Carmen P.
 
photo du net

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Rédigé par Carmen Atonati

Publié dans #Poésie

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Publié le 3 Juillet 2017

 

 
 
Ne jamais baisser les bras, même si momentanément nous perdons les intérêts de certaines de nos actions. Le capital bonheur reste intact, son fond demeure inviolable.
 
Il ne nous échoit que le pouvoir d’accueillir les frustrations, de respecter les contre temps, de les reconnaître comme intrinsèquement reliés à la vie que la matière façonne à son rythme, tout en couinant , regimbant, toussotant, comme un moteur qu’on aurait négligé d’entretenir.
 
Ne soyons pas déboussolé pour autant et prêtons-nous à l’embourbement, le temps d’une pause, laissons surgir de la glaise de nos ennuis l’éclair d’un réajustement mental.
 
Abandonnons-nous aux vents, risquons-nous à la navigation sans boussole, dans l’ignorance des courants qui nous emmènent mourir vers une crique ou nous condamnent à l'échouage sur les écueils (l’inverse est possible). Baissons la garde et posons notre confiance en équilibre sur les béquilles, dussent-elles n’être que les pailles que nous voyons dans les regards qui nous accompagnent…
 
La prégnance du péril peut changer le cap de l’humeur des jours.
 
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C.P.
photo : Mathilde Guiho

 

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Rédigé par Carmen Atonati

Publié dans #Pensée

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Publié le 28 Juin 2017

 

 
Elle portait sur son visage, pâle et chiffonné
comme une pause excavatrice.
Le langage en travées de silence
rehaussait ses sourcils, circonspects
jusqu'à ce que son âme
régule l'intonation du coeur
et qu'elle repose sa tête.
Poing sur la joue.
 
 
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C.P.
 
illustration : Eva Soulu

 

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Rédigé par Carmen Atonati

Publié dans #poésie

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Publié le 14 Juin 2017

 

Dans ma nuit, les rêves fleurissent

leurs mots s'ouvrent pétales

que je décrypte

ils se fanent

au matin

petit

si

je lève

leur voilure

au souffle d'or

mentalement consenti

les peaux aiment les réserves d'alcôve


 

Carmen P.

illustration : Rudolph Carl Gorman

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Rédigé par Carmen Atonati

Publié dans #poésie

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Publié le 11 Juin 2017

 

Le donjon d'une île

élève au midi du lac

sa voix solitaire


 

Les creux de l'onde

effarouchent l'écho

d'un tremblant d'encensoir


 

Ainsi le soleil

au couchant joue son éclat

à pile ou à face

entre le plein de la feuillée

et le vide qui l'agite


 

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Carmen P.

photo Elisabeth Henry (Château de Leeds dans le Kent)

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Rédigé par Carmen Atonati

Publié dans #poésie

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Publié le 11 Juin 2017

 

Rien de ce qui se traverse

ne doit laisser d’empreinte

offrons au coeur des choses

un collier de légèreté

accordons aux bulles d’instants

l’évanouissement dans l’azur

matinal — main tenant(e).


 

Si les oiseaux ne suivent plus

le tempo circulaire

ne laissons pas l’attente

garder l’horloge déréglée

inversons l’inclinaison

de ce monde en déraison


 

Ne suffit-il pas de papiller

au niveau du non-réel

pour que rigolent les mots

revenus de Terre soumise ?


 

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Carmen P.

 

Photo : Sarah Rose Smiley

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Rédigé par Carmen Atonati

Publié dans #poésie

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Publié le 11 Juin 2017

 

 

De l'absurdité de la parole

je ne retiens rien

L'eau puisée en mots troubles

je l'aboie jusqu'à plus triste

jusqu'au silence

Ces injonctions à la haine

sont tulles gras que je décolle

L'image décalque l'offense

elle retourne au caniveau

où marche la malveillance


 

.

Carmen P.

 

photo : Anke Merzbach

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Rédigé par Carmen Atonati

Publié dans #poésie

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Publié le 11 Juin 2017

 

Chez Mattijn Franssen, l'homme semble lié au chat et les paysages qu'ensemble ils traversent n'ont de rassurant que la présence de l'animal. L'homme avance en équilibre fragile, le chat à ses côtés le guide, parfois, l'attend, souvent.... et s'il fallait déplacer des montagnes, l'être humain, tel Sisyphe, assumerait sa tâche ; il porterait la roche sur ses épaules avec le chat, perché, par-dessus. Dans aucune de ses entreprises il n'oublierait le chat, ce compagnon que l'obscurité n'effraie pas, ce compagnon d'exigence que son instinct guide vers plus de liberté. On n'adopte pas un chat, c'est lui qui nous adopte et avec beaucoup de patience il tente de nous éduquer... Il assiste à nos égarements, il nous voit brasser de l'air, nous agiter... pendant ce temps il occupe ses moments d'éternité en se léchant scrupuleusement, à moins qu'il ne laisse les rayons du soleil explorer sa fourrure.... Le chat est énergie pure, il absorbe nos zones d'ombre et quand la lumière en nous ne se heurte plus aux volets, fermés, il saute par la fenêtre en quête d'homme nouveau, à féliniser.

 

Carmen P;

photo : Mattijn Franssen

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Rédigé par Carmen Atonati

Publié dans #Articles

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Publié le 11 Juin 2017

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Il avait un air de jamais plus

il donnait encore l'impression de vouloir suivre une voie

mais il portait cette tristesse que l'on ne peut partager

quand la raison s'abandonne à la fatalité

étreignant les élans de vie, jusqu'à la dernière brisure.


 

Il avait un air de jamais plus

et je me suis arrêtée avec mes paroles au bord des lèvres

des paroles prêtes à chavirer toutes les résistances du corps

Je me suis arrêtée car je ne pouvais ignorer

plus longtemps l'intelligence de sa nature.

 

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Carmen P.

 photo :  Zoheir Brihoum.

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Rédigé par Carmen Atonati

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Publié le 11 Juin 2017

 
 
1
 
Un plan de lumière
lézarde le mur bleu
derrière lequel je m'en veille
il est promesse de brume
où mes secrètes angoisses
se mouillent dans l'atmosphère
et dérivent en eau primordiale
 
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Un plan de lumière lézarde le mur bleu
derrière lequel je m'en veille, il est promesse
de brume
________où mes secrètes angoisses se mouillent
dans l'atmosphère
________________et dérivent en eau primordiale
 
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3
 
Un plan de lumière lézarde le mur bleu
derrière lequel je m'en veille __ il est promesse de brume
où mes secrètes angoisses se mouillent dans l'atmosphère
et dérivent _______en eau primordiale
 
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C.P.
 
illustration : Paul Jenkiins,
Phenomena Tibetan Light Shadow

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Rédigé par Carmen Atonati

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