Effacement

Publié le 27 Mai 2015

Effacement

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Les impressions légères s’estompent inexorablement
tandis que s’incrustent les pierres aux talons des mémoires défaillantes.

L’œuvre d’oubli fermera ses volets
sur l’inquiétude d’un cœur froncé....
Les pensées amènes flottent, invisibles.
Les rancunes assèchent le lit du fleuve amour.
S’écroulent les ponts que plus personne n’emprunte.

Ainsi rôde l’homme fantôme
dans les rues aux souvenirs sombres
où ne poussent plus les fleurs
promises au fragile de l’âme.

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Carmen P.

Photo de Tina Modotti par Edward Weston

Mexico, 1922

Rédigé par Carmen Atonati

Publié dans #poésie

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Carmen Atonati 27/07/2015 11:26

Je ne veux pas laisser ce poème, ici, sans commentaire, alors je transfère le commentaire de Monique M. F. : "Magnifique Poème de Carmen ! Si sensible à la blessure de l'âme qui a souffert de terribles morsures ...I...Un peu comme les éboulis d'une ville victime de la guerre...Ce visage se referme sur les inquiétudes fomentées par les lointains souvenirs....J'ose m'y reconnaître un peu ...au souvenir de la rue que je ..suivais au sortir de l'école...BLESSURES..ANCREES comme de profondes rides !"