Articles avec #chanson tag

Publié le 16 Février 2016

photo Caras Ionut
photo Caras Ionut

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J'ai déjà publié ce texte.

En suivant ce lien vous pourrez entendre la version musiquée par Michel Bonnassies.

http://www.le-crayon-du-parolier.com/t11823-passible-d-etre-garance-michel-bonnassies

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Rédigé par Carmen Atonati

Publié dans #chanson

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Publié le 2 Novembre 2014

Pomone et sa muse


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Les mots tus savaient les cris...
qu’elle mettait dans ses plans.
Ses plans, ses pensées, liés en gerbe,
comme bouquet garni qu’elle piquait en terre.
Attachée à l’enchaînement des saisons
elle n’avait plus à s’inquiéter, à se révolter ;
la terre serait bêchée
après les derniers gels.
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Elle était Pomone.
Je ne suis que musique.
Je comble de mes notes les sillons creusés
par tous les courages sur les joues des femmes.
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Elle accueillerait semence
la terre…. enrichie, entretenue, couvée
Il fallait bien sûr veiller contre toutes ces pensées
qui seraient sous peu bonnes à cueillir,
équeuter, peler, dénoyauter, éplucher
réduites en marmelade,
en confiture, en coulis.
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Elle était Pomone.
Je ne suis que musique.
Je comble de mes notes les sillons creusés
par tous les courages sur les joues des femmes.
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Tant de réserves pour assurer la survie
des bonnes choses durant le long hiver.
Surtout ne rien perdre, rester
pliée sur la terre, rester
penchée sur ses bassines. Pleurer
sur ces pensées mises en pots, pasteurisées,
ou congelées, mises en sacs. Digérer
le chagrin jusqu’à l’amertume de la dernière pulpe,
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Digérer le chagrin jusqu’à ce que l’esprit rende son tablier
et que l’oubli justifie la pause.
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Elle était Pomone.
Je ne suis que musique.
Je comble de mes notes les sillons creusés
par tous les courages sur les joues des femmes.

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La nature, je l’aime non maîtrisée,
je la butine comme le fait l’abeille,
je la survole, je la hume, je m’en imprègne…
ramassant le brin de thym ou la sauge cendrée,
savourant quelques fruits sur la branche, cueillis.
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Je n’ai pas la main verte, j’ai le cœur à l’orage,
il accompagne les saisons d’une façon conforme à sa nature.
Il aime dire les maux et sortir les vers des fruits mûris dans le secret.
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Elle était Pomone.
Je ne suis que musique.
Je comble de mes notes les sillons creusés
par tous les courages sur les joues des femmes.
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Carmen P.

(tableau de Pissarro)

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Rédigé par Carmen Atonati

Publié dans #chanson

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Publié le 23 Octobre 2014

Automne en friche

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Elle a retourné la terre de ses sentiments

il ne reste plus rien de ses tourments

pas la moindre résurgence n’offre son accroche

à la lumière blanche du jour naissant.

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Maintenant son jardin est devenu plage

où roule la joie, s’encoquille l’espérance

qu’il suffit de ravir – trésor à collectionner

puis à livrer aux caresses intemporelles.

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Même à celles du temps gris, celles du temps lourd

du temps à prendre comme il vient, comme il s’en va

comme on détresse ses angoisses, comme on agite

un mouchoir de rêve pour disperser ses larmes.

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Sur la plage, n’être que roseau sans racine

laisser nos pieds explorer les passions fertiles

les frissons remonter le long de notre tige

- une colonne où file l’énergie, aérienne.

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Au-delà des nuages elle cueille la lumière

elle danse sur sa parcelle défrichée.

Où qu’elle s’aventure se coule un tapis

de sable blond comme l’or de l’automne.

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Ne pas croire cette gymnastique facile

les coups de vent viennent amplifier la lame

au fond de laquelle trépide le dé de l’espoir.

Elle danse, simple graminée, sœur des oyats.

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Carmen P.

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(photographie d'Alejandra Baci)

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En écoute, ici, la mise en musique de ce texte et la voix de Milady :

http://www.le-crayon-du-parolier.com/t10790-automne-en-fric…

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Rédigé par Carmen Atonati

Publié dans #chanson

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Publié le 24 Mars 2013

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Life movie

 

 

c’est la vie qu’elle a choisie

c’est pas une maladie

la dictature de la raison

sur le tempo d’une chanson

sur le solipsiste pathétique

enfonce chaque jour un peu plus

le foret de l’insuffisance

dans sa plèvre et les respirations

s’abîment

 

 

la foi est l’eau vive

qui avec des lames d’argent

coupe l’amarre d’une existence

contenue et l’inonde

de perspectives joyeuses

 

une seule parcelle de joie

qu’elle n’abandonne pas

accompagne ses jours

 

jusqu’au bout de la course

 

au-delà du sente

elle est lumière

 

exit

l’éphémère

 

 

 

 

 

Carmen P.

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Rédigé par Carmen Atonati

Publié dans #chanson

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Publié le 27 Février 2013

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Hirondelle et rimmel 

(texte de chanson)

 

je baille petit

aux corneilles

de la vie

j’allume pétards

aux sornettes

de l’ennui

c’est rob’partie

et bouge tes fesses.com

allo copine

ne répond plus

je reste seule

devant l’miroir

 

un trait  d’eye-liner

et l’hirondelle

se tire d’elle

 

les anges amers

dans les bouteilles

divaguent grave

c’est aux sirènes

d’les repêcher

n’entends-tu pas

les voix chamanes

monter d’la Terre

ne vois-tu pas

les ombres mortes

le ventre en l’air

descendre torrent

 

un trait d’eye-liner

et l’hirondelle

se tire d’elle

 

tu rêves debout

la clope aux doigts

il est trop tard

elle est partie

elle n’peut plus lire

le fouillis d’ ton cœur

sa petite robe rouge

se froisse ailleurs

et le bois flotté

des mots retenus

est un souvenir

qui s’enfuit

 

un trait d’eye-liner

et l’hirondelle

se tire d’elle

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Rédigé par Carmen Atonati

Publié dans #chanson

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